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ANALYSE DE L’ANTIMOINE INORGANIQUE DANS L’EAU DE MER PAR STRIPPING CHRONOPOTENTIOMETRIE SUR ELECTRODE A FILM DE MERCURE
L’antimoine est présent dans les eaux marines à des concentrations proches de 1,5 nM. Comme pour la plupart des métaux traces et métalloïdes, la toxicité de cet élément est fortement conditionnée par les espèces chimiques présentes en solution. Dans l’eau de mer, l’antimoine (V) constitue l’espèce majoritaire. L’antimoine (III), bien que minoritaire, représente la fraction la plus toxique.
Parmi les différentes méthodes susceptibles d’accéder aux différentes formes chimiques de l’antimoine dans l’eau de mer, les méthodes électrochimiques par redissolution représentent une alternative intéressante. Les plus couramment utilisées sont les méthodes voltammétriques (DPASV et AdCSV). Une autre possibilité analytique consiste en l’utilisation de méthodes chronopotentiométriques par redissolution (SCP). Si l’étape de pré-concentration est identique à celle des méthodes voltammétriques, l’étape de redissolution est effectuée par l’application d’un courant de faible intensité et non par un balayage de potentiel. L’utilisation de ces techniques dans l’eau de mer, a permis le développement de méthodes d’une mise en œuvre aisée et qui sont, en particulier, moins affectées par la présence de la matière organique [1, 2, 3]. Dans le cas de l’antimoine, les travaux de Huiliang et al. (1987) [4], ont montré la possibilité d’associer cette technique à une électrode à fibre d’or. Cependant, un milieu chimique très riche (HCl > 2M) et un changement de milieu lors de l’étape de redissolution sont nécessaires. Ces contraintes peuvent constituer un frein pour l’utilisation en routine de cette technique.
Lors de ce travail, une méthode chronopotentiométrique par redissolution sur électrode à film de mercure, simple et sensible, a été mise au point pour la spéciation inorganique de l’antimoine dans l’eau de mer. Dans le cas de l’antimoine (III), seule espèce électroactive et minoritaire dans l’eau de mer, la limite de détection est de 8 ng L-1 (0,07 nM) pour un temps de dépôt de 15 min. La reproductibilité de la méthode est de 6% pour une concentration de
15 ng.L-1 (0,12 nM). L’analyse s’effectue à une concentration en HCl de 0,15 M et l’hydrazine (0,1 M) est nécessaire pour stabiliser l’antimoine (III). Pour effectuer l’analyse de l’antimoine total dissous une réduction chimique de Sb(V) en Sb(III) est nécessaire. La concentration en Sb(V), espèce majoritaire, est déterminée par différence entre l’antimoine total et le Sb(III).
Références :
[1] Riso RD, Waeles M, Garbarino S, Le Corre P. Analytical and Bioanalytical Chemistry, 379(7) (2004) 1113-1119.
[2] Riso R, Waeles M, Pernet-Coudrier B, Le Corre P. Analytical and Bioanalytical Chemistry, 385(1) (2006) 76-82.
[3] Vandenhecke J, Waeles M, Riso R, Le Corre P. Analytical and Bioanalytical Chemistry. 388(4) (2007) 929-937.
[4] Huiliang H, Jagner D, Renman L. Analytica Chimica Acta. 202 (1987) 123-129.
Virginie, Tanguy ( Auteur qui présente ) Chimie Marine - IUEM - place copernic - 29280 Plouzané - France
Jennifer, Vandenhecke Chimie Marine - IUEM - place copernic - 29280 Plouzané - France
Matthieu, Waeles Chimie Marine - IUEM - place copernic - 29280 Plouzané - France
Ricardo, Riso Chimie Marine - IUEM - place copernic - 29280 Plouzané - France
Contribution proposée pour : présentation orale
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